Fleurissement : une culture bien vivace en Touraine

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Fleurissement : une culture bien vivace en Touraine (NR du 2 février 2018)

L’embellissement de nos villages et nos villes est une plus-value pour le tourisme, l’économie d’un lieu et d’un territoire. Les mises en scène végétales ne sont pas que des tableaux vivants, elles sont des éléments d’un écosystème, des moyens d’épuration des milieux et du bien- être des populations. Le ministère chargé du
tourisme a beaucoup plébiscité lors de la remise des prix nationaux du mercredi 7 mars à Paris, toutes les actions embellissant nos villes et nos villages par le biais de la mise en valeur de l’histoire et du patrimoine.
A cette manifestation, Fabrice Boigard, premier adjoint de Saint-Cyr-sur-Loire et Vice-président du Conseil départemental, Christian Vrain, adjoint au maire de Saint-Cyr-sur-Loire et chargé de l’environnement et des parcs et jardins, des directeurs des services, ont reçu accompagnés la distinction suprême du fleurissement, la Fleur d’Or.
En 2017, 5 villes ont également été distinguées : Aix-les-Bains, Boussières-sur-Sambre, Itterswiller, Lyons-la-Forêt et Saint-Cyr-sur-Loire. Tours l’avait reçue en 2014.
Des flyers réalisés par le Conseil départemental seront envoyés par mel à toutes les communes du département afin d’inciter les particuliers à s’inscrire au concours des maisons fleuries. Au niveau départemental, 3 catégories sont proposées :
•fleurissement avec jardin
•fleurissement des murs, balcons et façades
•fleurissement de cours et jardinets (50 – 70 m²)
On recherche un autre nom plus contemporain pour ce concours. Son appellation semble un peu désuète pour un grand nombre de personnes.
A ce jour, le département d’Indre-et-Loire est le seul de la région titulaire du Trophée Département Fleuri. Nous comptons 61 communes labellisées comptabilisant 113 fleurs au total. Malheureusement, seulement 4 communes sont labellisées 4 fleurs, un challenge pour augmenter cette catégorie.

voir notre site : www.embellissonslatouraine.fr

Villes et Villages fleuris

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LE FLEURISSEMENT  

 « Le paysage est une structure essentielle des villes ».

(Jean-Marc Bouillon, président de la Fédération Française du Paysage).

Le fleurissement, l’embellissement des villes depuis plus de 50 ans, ont assuré les décors urbains, ont amélioré la qualité du cadre de vie. Les aménagements paysagers répondent à des problématiques économiques, climatiques, écologiques, sociaux.

Aujourd’hui, le premier souci est l’eau. Conservons l’eau de pluie grâce à des sols perméables. Les sols urbains doivent s’ouvrir pour favoriser l’infiltration des eaux.

L’herbe, le gazon reviennent avec des tontes équilibrées permettant de maintenir une biodiversité, des écosystèmes et fixer l’eau de pluie.

La végétation fait baisser les températures des ilots de chaleur urbains. Un arbre qui pompe 0,5 tonne d’eau par jour en évapore 70%, ce qui diminue les températures et réduit l’asséchement de l’air.

En fait, arrêtons de minéraliser à outrance pour des soucis d’économie d’entretien et donc de main-d’œuvre. Le zéro phyto en zone JEVI (Jardins Espaces Végétalisés Infrastructures) a bien accentué le phénomène du tout minéral. Les solutions faciles citées ci-dessus sont à court terme. Par contre à long terme, les effets sont dramatiques pour les milieux vivants où l’homme est intégré, avec des coûts de gestion, d’entretien extrêmement élevés.

Agissons en « bon père de famille ». Etablissons une gestion de nos espaces sur du long terme. La nature est un excellent remède pour favoriser l’infiltration des eaux et la diminution des températures urbaines.

La réunion technique du 29 janvier prochain, dont le thème est « le végétal, un patrimoine à transmettre », avec pour fil conducteur le maintien de ce patrimoine vert sous toutes ses formes. Les buis de bordure Buxus sempervirens sont bien menacés.

La pyrale du buis oblige à multiplier les traitements de biocontrôle à base de Bacillus thuringiensis et les maladies cryptogamiques dues à Cylindrocladium buxicola et Volutella buxi n’ont pas de traitements efficaces.

Un essai avec un parasitoïde, Trichogramma dont la femelle pond dans les œufs de pyrale n’est pas encore très probant.

Comment conserver le dessin des broderies et des massifs ?

– Les Ilex crenata sont peu intéressants car sensibles au calcaire.

Buxus microphylla Faulkner’ (origine japonaise) semble plus résistant mais le feuillage est moins fin, la pousse importante donc des tailles plus nombreuses.

Euonymus japonicus ‘microphyllus’ (fusain nain) appelé Pulchellus serait très intéressant mais en le tenant en taille très basse.

M. Friot

C Bussereau