(Cydalmia perspectalis) détruit un buis âgé en 3 ans.alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Les chenilles de la dernière génération de 2013 ont passé l’hiver dans leurs cocons, plaquées entre deux feuilles assemblées par du fil de soie. L’hiver très modéré n’a pas réduit le nombre de ces chenilles. Les larves (chenille) âgées, sortent du cocon pour se nourrir. Les larves jeunes restent dans les cocons et mangent les feuilles à proximité. Les cocons blancs sont visibles à travers les feuilles et placés en extrémité des tiges. Il faut couper les extrémités atteintes, enlever à la main des chenilles et asperger d’eau sous pression les oeufs et les jeunes larves. Une phéromone (odeur) sexuelle attire et permet de capturer les paillons mâles réduisant les populations futures. Chercher à attirer les oiseaux qui mangent les chenilles.

Des vers exotiques prédateurs de lombrics :

Depuis l’hiver dernier, des vers plats terrestres exotiques, prédateurs des lombrics ont été détectés en France (Finistère, Alpes-Maritimes, Corse). Importés en France par le commerce de végétaux depuis la Nouvelle Zélande et/ou l’Australie, la présence de ces plathelminthes a une incidence majeure car elle risque de décimer les populations de lombrics dans le sol.

Pour reconnaitre ces intrus : vers plat invasif de couleur brun ou noir. Il a l’aspect d’une sangsue ou d’une limace au premier abord.

Les Parakontikia ventrolineata peuvent être en amas emmêlés à l’intérieur de fruits tombés au sol, sous les pots de fleurs, sous les feuilles. Ils sont recouverts d’un mucus toxique.

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Les lombrics sont très utiles et considérés comme la biomasse animale la plus importante. Ils creusent des galeries qui aèrent le sol et permettent la circulation de l’eau, ils réassimilent la matière organique du sol et participent à l’évolution du complexe argilo-humique. Ils sont aussi une source alimentaire de nombreux prédateurs naturels (oiseaux, mammifères, insectes…).

En Angleterre, on observe une quasi disparition des lombrics dans certaines zones, provoquant des pertes agronomiques et des déséquilibres majeurs sur les milieux naturels.

Le ver plat prédateur d’escargots: 1ère fois en Europe

Le Platydemus manokwari a été détecté en France à Caen à la fin du mois de février 2014. Cette espèce est bien connue puisque classée dans les 100 espèces envahissantes les plus néfastes au monde.

C’est un prédateur de l’escargot mais il est capable de s’attaquer aux vers de terre.

A surveiller et avertir la FREDON d’Indre-et-Loire si vous en trouvez. Surtout prendre des gants (risques d’allergies) et les isoler dans une boite hermétique pour les remettre aux responsables de la FREDON.

Mieux encadrer l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.

La Loi du 19 novembre 2013, portée par Joël Labbé (Sénateur du Morbihan) a pour objectif « zéro phyto » dans les espaces publics. Le texte comprend 3 articles et

  • Article 1 : interdit à partir de 2020 aux personnes publiques, état, régions, communes, départements ainsi qu’aux établissements publics propriétaires d’un domaine public ou privé, d’utiliser des produits phytopharmaceutiques, à l’exception des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) pour l’entretien des espaces verts, des forêts et des promenades. Ne s’applique pas aux voies ferrées, aéroports, cimetières et terrains de sport.
  • Article 2 : à partir du 1er janvier 2022, l’utilisation et la détention de produits phytopharmaceutiques sont interdites pour les usages non professionnels à l’exception des produits autorisés en agriculture biologique.
  • Article 3 : rapport sur les dispositifs de fabrication, commercialisation et autorisation de mise sur le marché des PNPP le 31 décembre 2014.