Invertébrés, arthropodes où l’on compte plus de 600 espèces identifiées.

Insectes à corps globuleux de couleur jaune- brun à vert, dont le ailes au repos sont en toit pour les populations ailées.

Individus ayant 3 paires de pattes, des antennes longues et des yeux rouge à brun sur les côtés de la tête.

Insectes à métamorphose incomplète dont la larve ressemble à l’adulte mais en plus petite taille.

On distingue les différentes espèces suivant la présence , la longueur et la couleur du cauda (sorte de queue à l’extrémité du puceron) et des cornicules (excroissances de chaque côté du cauda), la forme du front et la présence de tâches sur l’abdomen. La couleur du puceron n’est pas un élément majeur de détermination puisque celle-ci peut varier suivant l’alimentation de l’insecte.

On compte 20 générations en moyenne par an et en continu sous serres.

L’hivernage peut être sous forme d’adulte ou d’œuf (sur les plantes).

Les œufs d’hiver donnent naissance à des femelles fondatrices qui donnent de petits pucerons par parthénogénèse (vivipares).

Suivant les conditions climatiques hivernales, les populations en début de printemps diffèrent/ Par exemple le froid favorise la naissance des mâles pour féconder les femelles ovipares. Après un hiver doux, les femelles se réveillent au printemps et « accouchent » de petits pucerons. Par la suite, les générations se succèdent avec 4 stades larvaires, les larves étant identiques aux adultes.

On distingue les pucerons monoéciques qui évoluent et reste toute leur vie sur la même plante (petit puceron vert du rosier) et le pucerons hétéroéciques où l’hôte primaire est un ligneux (prunus, rosier). sur ces plantes, le puceron pond des œufs avec naissance de fondatrices qui, par parthénogenèse, accouchent de pucerons ailés pour migrer sur l’hôte secondaire (légumes, adventices)

Les formes ailées apparaissent pour migrer sur l’hôte secondaire, pour se déplacer en cas de surpopulation ou manque de nourriture. On distinguera les vols :

– d’émigration (phase invasive au printemps)

– de dissémination (en été en cas de surpopulation)

– de retour (sur les ligneux à l’automne)

Les hivers très froids, les démarrages des populations de pucerons sont lents car il faut « refaire les générations. Par contre, suite à un hiver doux, au printemps les populations de pucerons sont plus importantes car le démarrage est plus rapide (peu de mortalité hivernale et toutes les fondatrices donnent naissance à des pucerons par parthénogenèse).

Le puceron vert du rosier – Macrosiphum rosae (nom de l’espèce en relation avec l’hôte primaire)

Puceron hétéroécique (1,7 à 3,6 mm de long)

Puceron de couleur vert-rose-brun rougeâtre. Il est dit « à grandes pattes ». Le rostre est rangé parallèlement au corps. Au moment de s’alimenter (piqûre), il déploie son rostre.

Les cornicules (orifices par lesquels il respire) sont noires. Le cauda (extrémité du puceron) est claire et il forme beaucoup de miellat d’où la population de fourmis à proximité.

– Il hiverne sous forme d’œufs sur le rosier.

– En printemps-été : de nombreuses colonies très populeuses se déplacent de rosier en rosier (vol de dissémination). Au départ, quelques pucerons en isolé à l’extrémité des tiges, puis une colonie et enfin un manchon avec des individus ailés (vols d’émigration).

– Migration sur les plantes hôtes secondaires : chardon à foulon (Dipsacus fullonum), houx commun (Ilex aquifolium), scabieuse (Scabiosa caucasica)… C’est le vol d’émigration.

– Fin d’automne : le froid stimule une descendance sexuée qui assure un vol de retour vers le rosier où les femelles pondent des œufs (hivernation).

Les autres pucerons sur rosier

Nom vernaculaire Nom latin Hôte primaire Hôte secondaire reconnaissance
Puceron de la pomme de terre Macrosiphum euphorbiae Hivernage rosier CinéraireTulipeOeilletArum

Glaieul

Gris vert à rose, brillant, fusiforme, cornicules très longues et courbées
Puceron vert du PêcherVecteur de Virus Mysus persicae Hivernage pêcher Toutes les plantes herbacées, déformation des feuilles Vert clair à jaune, cornicules renflées, claires, tâches noires sur l’abdomen
Petit puceron vert du rosier Mysaphis rosarum Rosier grimpant, églantier Petit, aplati clair, cornicules peu visibles, cauda longue
Puceron des tiges du rosier Maculolachnus submacula Rosier (visible lors de la taille), se cache en faisant un abri avec de la terre au pied des rosiers Brun jaune à marron foncé, pattes foncées
Pucerons noir de la fève Aphis fabae Plante ligneuse (rosier) Plantes herbacées (fabacées…) Tache de cire blanchâtre sur l’abdomen, rond, manchons très importants à l’extrémité des tiges

Ainsi que – le puceron vert du pommier (Aphis pomi)

– le puceron noir des serres (Aulacorthum circumflexum)

– le puceron du melon (Aphis gossypii)

Les luttes :

– aspersion (bassinage à l’eau des jeunes plantes)

– éliminer les plantes hôtes secondaires (adventices)

– éloigner les plantes hôtes secondaires cultivées

– utiliser les plantes attractives telles que capucine pour les Aphis fabae

Les auxiliaires :

– prédateurs spécialistes du puceron

– coccinelles (5 pucerons par jour pour une larve)

– syrphes (la larve est prédateur)

    • Cécidomyies (5 pucerons par jour pour une larve mais peut en tuer 100)

– prédateur « généralistes »

– Chrysope

– Punaises

– Carabes

– Staphylins

– parasitoïdes

– Aphidius (Hyménoptère insérant un œuf dans le corps d’un puceron)

– Aphélinus…