Pour être dénommées comme telles, les plantes invasives doivent être introduites par l’homme, puis se naturaliser, puis être capables de se multiplier et donc de proliférer et enfin, être impactantes au niveau sanitaire, économique et écologique.

Exemples :

– la Grande Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) a un impact sanitaire (brûlures graves)

– l’Ailanthe du Japon (Ailanthus alissima) aun impact économique (atteinte sur les constructions).

– la Jussie (Ludwigia grandiflora) a un impact écologique (fermeture des milieux aquatiques et disparition des poissons…)

Une liste d’alerte est établie en classant les plantes du rang 0 au rang 5.

L’amaranthe, la vergerette, le buddleia sont de rang 3 (espèces potentiellement invasives), le robinier faux acacia est de rang 5 (catégorie des plantes avérées invasives).

William Son parle de la règle 3/10 :

1000 100 10 1

plantes espèces naturalisées invasives

En France 59 espèces sont classées invasives mais seule le Robinier Faux acacia est du rang 5.

Quelques plantes invasives :

– Renouée du Japon (Fallopia japonica ou Reynoutria japonica) : racines de 2m. de profondeur.

– Balsamine de l’Hymalaya (Impatriens glandulifera) : 2m. de hauteur.

– Herbe de la Pampa (Cortaderia selloana) : vit en milieu perturbé, fabrique 10 millions de graines).

– Ambroisie (Ambrosia artemisifolia) : qui ne supporte pas la concurrence.

– Berce du Caucase : cycle de développement de 4 ans.

– Raisin d’Amérique (Phytolacca americana)

– Amaranthus hybridus et retroflexus : 80 000 graines par pied.

– Solidago canadensis

– Aster novae-belgii

Les techniques pour réduire leur évolution et invasion :

– arrachage manuel

– arrachage mécanique

– fauchage répété (10 fois par an pendant 5 à 7 ans)

– concurrence végétale

– pose de géotextile

La gestion des déchets est indispensable :

– ne rien laisser sur place.

– broyage très fin, mis en andain avec des températures supérieur à 60 °C pendant 4 jours.

– incinération (sous réglementation).

– épandage dans les champs agricoles (pour les plantes invasives aquatiques telles que l’élodée, la jussie).

– méthanisation (coût trop élevé).

– pas de dépôt en déchetterie.

La réglementation :

– limiter la commercialisation.

 

Le groupe de travail plantes invasives

Co-piloté par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien et le Conservatoire d’espaces naturels de la région Centre, le groupe de travail plantes invasives en région Centre a pour but d’approfondir les connaissances sur ces espèces et d’apporter des conseils aux propriétaires et gestionnaires confrontés à des invasions biologiques sur leur territoire.

http://www.cen-centre.org/groupe-plantes-invasives/

Contact : helene.gervais@cen-centre.org