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L’avocat, l’or vert du Mexique

Le Mexique, est le premier producteur d’avocats en 2015 avec 1.6 millions de tonnes.
Ce fruit est produit dans ce pays depuis 10 000 ans.
Les demandes ont été multipliées par 30 en trente ans. Les plantations, de ce fait, sont passées de 30 000 à 120 000 ha.
Ainsi les agriculteurs n’hésitent pas à détruire les forêts depuis 1980.
Cette production intensive nécessite l’utilisation de produits phytosanitaires qui se retrouvent dans les nappes phréatiques polluant l’eau potable, les hommes, les animaux qui la consomment.
La déforestation s’élève à 2,5% par an.
Pour réduire tous ces fléaux, un label a été créé pour identifier les cultures respectueuses de l’environnement.
(La Garance Voyageuse – juin 2017)

 

 

 

Les emballages verts

Les emballages plastiques issus des produits pétroliers sont interdits dans nos magasins. Des recherches ont été menées pour fabriquer des plastiques à partir de biomasse. L’utilisation du maïs est bien explorée, l’inconvénient est que sa culture demande beaucoup d’eau.
Une autre voie est l’utilisation d’une algue brune pour remplacer le maïs. Cette algue, très facilement cultivable, permet de ne pas épuiser le stock naturel.
Les algues sont transformées après dessiccation en granulés. Ces granulés sont ensuite moulés et chauffés pour prendre une forme spécifique.
Actuellement cette niche n’est que sur de petits marchés (horticulteurs, pots, branches de lunettes, cosmétiques)… car la matière est opaque.
(La Garance Voyageuse – juin 2017)

 

 

Le poisson d’argent

Le poisson d’argent (Lepisma saccharina) qui court sur les murs, dans les toilettes et salles de bain des maisons est un apterygote (qui n’a pas d’ailes), corps plat, recouvert d’écailles, avec un abdomen terminé par 3 longs appendices filiformes. Essentiellement nocturne, il évolue en lisière forestière, sous les arbustes au frais.

Sa  nourriture est basée de détritus organiques tels que les moisissures, vieilles étoffes, restes d’insectes… Il peut envahir la bibliothèque intéressé par le papier des vieux livres.
Une autre espèce, le thermobia domestica ressemble au poisson d’argent mais de couleur différente. La thermobie a besoin de moins d’humidité.

« L’endive : j’en étais sûr ! » Gilles Carcassès

Depuis que je suis tout petit je déteste l’endive. Et manifestement je ne suis pas le seul : le regretté Pierre Desproges lui a même consacré une page d’anthologie dans son « dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des biens nantis ». En voici un extrait :

n.f. Sorte de chicorée domestique que l’on élève à l’ombre pour la forcer à blanchir. La caractéristique de l’endive est sa fadeur : l’endive est fade jusqu’à l’exubérance.
Sa forme, qu’on peut qualifier de n’importe quoi, genre machin, est fade.
Sa couleur, tirant sur rien, avec des reflets indescriptibles à force d’inexistence, est fade.
Son odeur, rappelant à l’amnésique qu’il a tout oublié, est fade.
Son goût, enfin, puisque, dit-on, de nombreux pénitents mystiques préfèrent en manger plutôt que de crapahuter sur les genoux jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, atteint dans la fadeur gastronomique des sommets que le rock mondial frôle à peine dans la pauvreté créatrice.
Je ne sais pas pourquoi cette aversion pour l’endive. Maintenant je sais : je viens de découvrir que l’endive est une plante dangereuse, classée dans la
catégorie des plantes photo sensibilisantes ! De quoi s’agit-il ? Certaines plantes, que l’on nomme photo sensibilisantes, peuvent entrainer des réactions cutanées semblables à des brûlures par l’effet conjugué du contact de leur sève et de l’exposition au soleil. L’une des plus dangereuses est la berce du Caucase, capable de provoquer de graves lésions de la peau.

Nos beaux légumes comme la tomate


Les tomates recherchées par le consommateur doivent être belles avec une espérance de vie longue.
Malgré le développement des méthodes de bio-contrôles, elles sont encore traitées avec des méthodes chimiques car l’aleurode ou autres bioagresseurs attaquent ces plantes.
La tomate sauvage (Lycopesicum pimpinellifolium) placée dans les mêmes conditions que les tomates cultivées ne sont pas autant infectées.
La tomate sauvage possède de nombreux mécanismes de résistance qui ont été perdus par les améliorations génétiques successives.
(La Garance Voyageuse – automne 2016

 Ruscus aculeatus – Fragon ou Petit houx – Liliacées

 

 

 

 

 

 

 

Les autres noms : fragon, faux houx, fragon piquant, petit houx, épine de rat, buis piquant, fragonnette, gringon, vergandier, houx-frelon.
Origine : on le trouve du sud de la France, bassin méditerranéen, jusqu’en Perse et en Orient.
Description : il mesure de 0,30 à 0,80 m.de haut. Les cladodes sont ovales (petites, coriaces, piquantes). Les baies rouges mesurent 1 cm. C’est une plante dioïque (pied mâle et pied femelle).
C’est un arbrisseau très particulier : des tiges vertes dressées, bien parallèles, en touffes, des ramilles en forme de fausses feuilles piquantes (cladodes), accompagnées, chacune à sa base, d’une sorte d’écaille, en
réalité une feuille minuscule. Au mois d’avril, sur la face supérieure des cladodes, de très petites fleurs verdâtres en fuseaux apparaissent, à l’aisselle d’une unique bractée. D’octobre à mars se sont des baies rouges
grosses comme des cerises (ceci évidemment sur les plantes femelles et après fécondation).
Le fragon « petit houx » vit très à l’aise dans les lieux ombragés. Son feuillage vert foncé capte la lumière,
Il s’adapte à tous les sols et sa souche rhyzomateuse lui permet de s’étendre indéfiniment.
On ne doit pas le soumettre à des climats plus froids que celui de la région parisienne.

Une orchidée qui attire les moustiques avec des odeurs humaines.

 
Une orchidée, Platanthera obtusata, très fréquente dans les marais aux états unis, a développé un stratagème extraordinaire pour attirer les moustiques afin d’être pollinisée.
Elle émet un cocktail de substances odorantes dont certaines sont également produites par les humains. Ces odeurs déclenchent une réponse physiologique (un signal électrique) au niveau des antennes des moustiques.
A suivre pour limiter les attaques sur les humains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 Les pollinisateurs
 

Depuis 1978, des relevés floristiques ont été réalisés pour quantifier la quantité de nectar produite par 175 espèces de plantes.
Après un déclin de 32 % de la productivité de 1930 à 1978 puis une stagnation jusqu’en 1998, on assiste à une remontée de la production de nectar (+ 25 % entre 1998 et 2007). Ce sont les prairies et surtout les prairies calcaires avec la forêt de feuillus, qui est le milieu le plus favorable pour la production de nectar.
Ce sont le trèfle blanc (Trifolium repens), la callune (Calluna vulgaris), la cirse des marais (Cirsium palustre), la bruyère cendrée (Erica cinerea) qui secrètent à eux seuls 50 % du nectar du Royaume-Uni.
Ainsi, il est préconisé d’éviter de tondre le trèfle blanc lorsqu’il en fleur. Laisser le trèfle blanc fleurir, c’est participer à la sauvegarde des pollinisateurs.

Une nouvelle plante a été découverte au Gabon : Sirdavidia solannona.

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Le nom de genre lui a été attribué en l’honneur de Sir David Attenborough (naturaliste Britannique, réalisateur de documentaires animaliers et botaniques).
Le nom d’espèce solannona est du au fait que les fleurs ressemblent à celles des solanum.
C’est une espèce en danger puisqu’elle n’a été trouvée que dans deux localités.
C’est un petit arbre caractérisé par des feuilles longues acuminées, des fleurs à 9 tépales (3 sépales et 2 ranges de 3 pétales) rouges. Les étamines sont nombreuses jaune vif. Sur le pied ont trouve des fleurs hermaphrodites et des fleurs mâles (androdioécie).
(La Garance Voyageuse)

Les joubarbes

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Plantes succulentes dites très souvent « grasses » sont connues dans les pots et jardins de nos grands-mères. Plusieurs espèces existent en Europe et bien sur en montagne (Alpes). Les Sempervivum (17 espèces) et les Jovibarba (2 espèces). Ces deux genres se sont individualisés il y a environ 7 millions d’années dont l’origine est géographique. Les Sempervivum se sont installés à l’ouest et les Jovibarba à l’est. Puis à l’ère du quaternaire, le Sempervivum a eu une dispersion à longue distance jusqu’en Afrique du nord puis sud-ouest de l’Asie. Progressivement les Joubarbes poussant sur les roches acides se sont installées sir les roches calcaires ayant plus de place par absence des Sempervivum.
(La Garance Voyageuse)

Le Bourdon

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Il peut porter une charge représentant plus de la moitié de son propre poids sous forme de nectar stocké dans son abdomen, ou sous forme de pollen accroché à ses pattes. En fait, suivant la turbulence de l’air, le bourdon choisira le mode de transport. En cas de turbulences, le bourdon choisira le pollen pour stabiliser son corps.

La renouée du Japon

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Reynoutria japonica, est une espèce exotique envahissante. Un lutte a été mis en place en Grande-Bretagne en 2004 ; 12 ans après le programme arrive à son terme et il semblerait que le psylle soit probant et la généralisation de l’introduction de l’ aphalara itadori contre la renouée du Japon sera validée en Grande Bretagne.
(La Garance Voyageuse n°112)

Des larves de mouches pour transformer les déchets végétaux en protéines consommables.

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Les mouches tropicales de la famille des Stratiomyidae se nourrissent de déchets organiques et produisent des larves riches en protéines. En élevant industriellement ces larves dans un bioréacteur, les ingénieurs de l’Université technique de Dresde (Saxe) parviennent à décomposer 300 tonne de déchets végétaux et 120 tonnes de biomasse ayant de bonne qualités nutritionnelles. Le procédé réclame peu de place et la chaleur nécessaire (28/29°C) peut être obtenue par couplage avec un méthaniseur utilisant la même matière première. Pour la seule Allemagne, le gisement de déchets végétaux utilisables est estimé entre 15 et 20 millions de tonnes. Le principal débouché est l’alimentation animale mais d’autres secteurs (la pharmacie, les cosmétiques…) pourraient être intéressés.
(La Garance Voyageuse n°112)

La Teigne des choux

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La teigne des choux et  brassicacées (Plutella xylostella) est une espèce de lépidoptère (papillon) originaire d’Europe. On estime à 5 milliards d’euros le coût total des destructions qu’elle entraîne en agriculture. Pour palier ce fléau, des lâchers de mâles irradiés ou génétiquement modifiés les rendant stériles, vont être réalisés dans les populations naturelles. Les conséquences seront une diminution progressive des populations.