L’été arrive, la température augmente et travailler au soleil occasionne de bonnes suées !

Mais qu’est-ce que la sueur ? Est-elle utile ?

Il existe la perspiration quotidienne quelque soit la saison et la température, qui correspond à l’évaporation d’eau lors de l’expiration ou à travers la peau sans sudation apparente et la transpiration qui traduit l’évaporation d’eau à partir de la sueur accumulée sur la peau. C’est ainsi que nous évacuons au moins 1 litre d’eau par jour et plus en cas de sueurs abondantes (3 à 4 litres en cas de fortes chaleurs associées à des exercices physiques )

La sueur est un liquide biologique utile produit par les glandes sudoripares situées dans la peau : • celles des paumes des mains, des plantes des pieds, de la poitrine et du front fabriquent une sueur claire légèrement salée et inodore, composée essentiellement d’eau, de sels minéraux et d’acide lactique • celles des autres parties du corps en particulier les aisselles et certaines zones « poilues » fabriquent une sueur odorante car elle contient en plus de l’urée, des lipides, quelques protéines, de l’ammoniaque, du sébum et des phéromones. Mais les mauvaises odeurs de transpiration proviennent des déjections des bactéries présentes à la surface de la peau qui se nourrissent de cette transpiration en particulier au niveau des pieds

Les rôles de la sueur

La sueur joue un rôle capital dans la régulation de la température du corps. Grâce à son évaporation, elle le refroidit afin d’éviter qu’il n’excède 37 °C. Elle contribue aussi à assurer l’élimination de déchets du métabolisme, comme le rein mais à un degré moindre. C’est pourquoi de nombreuses techniques utilisent la sudation (bain de vapeur, sauna) pour « purifier »le corps. Elle assure une protection et une lubrification de la peau grâce au sébum. Le sébum est une substance huileuse sécrétée par les glandes sébacées rattachées aux follicules pileux. Il participe :

• au maintien de l’hydratation de l’épiderme, le manque de sébum fragilise la peau et la rend sèche.

• à la souplesse et à la douceur de l’épiderme, à l’équilibre de la flore bactérienne cutanée indispensable à sa protection et à notre système immunitaire en général

Cette flore réside de façon stable sur la peau. Elle est composée d’organismes non pathogènes mais ce milieu peut être temporairement colonisé par d’autres organismes potentiellement pathogènes (entérobactéries, staphylocoque doré), qui forment une flore bactérienne transitoire.

Faut-il lutter contre la transpiration ?

Les anti-transpirants limitent la transpiration et l’odeur qu’elle produit de deux façons : d’abord, en empêchant la transpiration d’atteindre la surface de la peau, puis, en éliminant les bactéries à l’origine des mauvaises odeurs par l’intermédiaire d’ingrédients antimicrobiens. Les déodorants se distinguent des anti-transpirants par le fait qu’ils contiennent uniquement des agents antimicrobiens pour empêcher les odeurs de transpiration. Ils ne contrôlent pas le flux de sueur. Les deux produits contiennent souvent des parfums pour aider à masquer l’odeur de transpiration. Mais cela ne se conçoit que dans des territoires localisés comme les aisselles ou dans certaines maladies comme la dyshidrose qui produit un excès de sueur en particulier au niveau des paumes des mains.

Précautions en cas de transpiration abondante

• Ne pas se couvrir pour faciliter l’évaporation qui va faire baisser la température

• Ne pas oublier de boire abondamment et de manger salé en raison des sels minéraux évacués par la sueur.

• Prendre une bonne douche avec savonnage pour régler le problème d’une éventuelle colonisation bactérienne indésirable.

Mais parfois on peut être victime d’un coup de chaleur (ou hyperthermie)

On a souvent tendance à confondre coup de chaleur et insolation. En fait, alors que l’insolation est due aux rayons de soleil qui tapent directement sur la tête, le coup de chaleur est beaucoup plus insidieux et peut arriver brusquement après avoir fait des efforts physiques dans un environnement chaud et humide.

Le coup de chaleur se produit lorsque le corps ne parvient plus à se refroidir après une exposition à une trop forte température pendant une durée trop longue. Il peut toucher les sportifs qui s’entraînent aux heures les plus chaudes de la journée, le travail manuel en plein soleil, les personnes qui font de longs trajets dans des voitures non ventilées ou climatisées, mais aussi les personnes âgées qui ne transpirent pas suffisamment ou les patients qui prennent certains médicaments au long cours (bétabloquant, diurétiques et certains antidépresseurs).

Quand y penser ?

• Une transpiration abondante

• Une faiblesse ou une fatigue généralisée

• Des vertiges et étourdissements

• Des nausées ou vomissements

• Des maux de tête

• Une respiration rapide et rythme cardiaque qui s’accélère

• Une soif très importante (ce qui est le signe que le coup de chaleur s’accompagne d’une déshydratation).

Quels remèdes ?

En l’absence de mesures pour se refroidir au plus vite, l’hyperthermie va progresser, risquant de causer des dommages irréversibles aux organes vitaux.

• S’installer au plus vite dans un endroit frais et à l’ombre.

• Boire de l’eau fraîche en quantité suffisante

• Ne pas garder de vêtements serrés : en cas de fortes chaleurs, il est toujours conseillé de porter des vêtements amples et clairs (et en matières naturelles type coton et lin).

• Appliquer des serviettes humides sur la peau pour faire baisser la température corporelle mais pas de douche froide qui augmente le risque de choc thermique, mauvais pour le cœur.

La plupart des coups de chaleur disparaissent avec ces simples mesures mais si la personne fait un malaise, qu’elle présente d’importants signes de déshydratation (yeux cernés, langue sèche) ou que la fièvre atteint les 40°C et ne descend pas, appelez les secours médicaux. Le risque majeur de l’hyperthermie est en effet l’arrêt cardiaque.

 

 

31