Un périple d’une semaine dans le Périgord noir où 22 personnes ont découvert les jardins, le paysage et savourer de nombreuses spécialités locales.

Une ambiance chaleureuse qui a permis de prendre avec humour les avaries mécaniques du moment.

Visite de la tourbière des Dauges à Sauvagnac en Haute-Vienne (Nord de Limoges). D’une superficie de 200 ha dont 50 ha de fond tourbeux, 150 ha de bois. 12 000 ans d’âge sur 3,5 m. de végétaux, cette tourbière est utilisé pour le pacage des animaux (veau de lait sous la mère). afin de faire vivre et surtout que la végétation arbustive n’évolue pas, ce qui risquerait de faire disparaître la tourbière.

Site à 600 m. d’altitude sur arène granitique où le tuf se dégrade très vite constituant un horizon argileux très important. Cet horizon imperméable empêche l’eau de s’infiltrer en profondeur, caractéristique d’une tourbière. En fait, au fil des saisons automne-hiver, la tourbière est humide. De juin à octobre, la tourbière est sèche, période où les animaux y séjournent et assurent le nettoyage de la tourbière.

Au fil de la visite, nous avons découvert:

– la sphaigne et les drosera, dans et à proximité des « tremblants ».

– la linaigrette vaginée (sols très humides)

– le pédiculaire des bois

– la myrtille, à proximité des bruyères arbustives

– la molinie caerulea , l’erica tetralix (à 4 angles, qui es la seule des bruyères à pousser dans l’eau)

– le genêt des anglais, le genévrier…

– des lézards  dont les mâles avant un ventre d’un beau jaune-orange

– les grenouilles rousses pondant de 1 000 à 3 000 œufs.

La première journée se termina au château de Hautefort avant de fixer notre « camp » à Sarlat.

Hautefort, château au sommet d’un plateau, il surplombe les vallées de la Beuze et de la Lourde. Au XIXème siècle, le Comte de Choulot, paysagiste de renom, créa les jardins à la française où de nombreuses topiaires (broderies) en buis et ifs embellissent les bases du château.

Les Jardins de l’imaginaire

Jardins de tous le sens, conçu par un architecte paysagiste Kathryn Gustavson (Franco-américaine), à le demande de la municipalité de Terrasson-Lavilledieu, qui souhaitait donner un nouvel élan, une animation culturelle, ludique et une préservation d’une zone au sein de leur ville.

Une colline de 6 ha a été aménagée en 20 stations végétales différentes où seuls 3 arbres ont été abattus. Les jardins ont été façonnés à partir de l’existant, du relief et des ruissellements naturels. Les différents jardins sont au nombre de 20.

– Bois sacré en buis sempervirent

– Tunnel végétal en glycine, houblon, akebia

– le fil d’Ariane

– Vigne

– Théâtre de verdure

– Jardin topiaire

– Jardin des Fontaines…

Une serre exposition, des jardiniers passionnés et une guide charmante. Une réussite et un entretien hors paire, une demi-journée appréciée de tous.

 

Les jardins de Marqueyssac

Au XIXème siècle, Julien de Cerval, de retour d’Italie, se consacre à l’embellissement de Marqueyssac. Un moutonnement végétal sur la terrasse est spectaculaire et sur 1,5 km, le visiteur déambule à travers les chênes verts, les buis taillés… Au terme de la balade, un belvédère surplombe la Dordogne. Un superbe jardin!

 

Les Jardin du Manoir d’Eyrignac

Les jardins créés au XVIIIème siècle, ont évolués au fil du temps. De nouveaux jardins se sont ajoutés tel que la pépinière, le potager…

Eyrignac, ce sont les ifs, les buis, les charmes qui dominent ce jardin, spécialisé en art topiaire. On compte 100 m. de charme dans l’allée des charmes en double enfilade avec des ifs. Les charmes sont taillés 4 à 5 fois par an de mai à septembre. (les ifs, 2 fois par an). Au total, dans le jardin, 45 000 m² de haies.

La visite du jardin commence par l’allée des charmes, puis la chambre de verdure et des allées de vases (influence française et italienne), un jardin anglais avec rosiers grimpants (fée des neiges); agapanthes blanches et pervenches, le pavillon de repos. Cette première partie constitue le royaume des structures végétales.

Le Manoir (d’Artaban d’Eyrignac), la chapelle, le miroir et le jardin à la française.

A la porte d’entrée du manoir, un rosier grimpant blanc « guirlande d’amour » très florifère à petites fleurs. Dans cette partie, on y trouve le coin des oiseaux et la chambre des amoureux.

Les jardins de capucine, lavoir et allée des vierges, jardin fleuriste, pépinières avec 80 plantes pour les remplacements, jardin potager avec une association judicieuse des plantes (haricot et sarriette pour limiter les pucerons, bourrache et choux vis à vis des limaces, capucine avec courgettes et citrouilles pour les punaises), jardin fruitier…

Le jardin blanc et les prés fleuris. Le blanc est assuré par des rosiers Opalia, fée des neiges, des pervenches et des Impatiens de Nouvelle-Guiné. Les cléômes et dahlias présents lors de notre passage, mais seulement en vert, apporteront le blanc en été.

 

Une halte aux jardins des bambous à le Buisson de Cadouin

Un espace de 1,5 ha en bordure de la Vézère regroupe la plus grande collection de bambous et de graminées des cinq continents, en Europe.

Collection végétale nationale, son fondateur, Michel Bonfils, a fait un aménagement paysager en respectant la nature et l’environnement (pas de désherbants, pas d’engrais, limitation des arrosages). On y découvre 180 espèces différentes.

Le jardin de la Brande à Fouleix (près de Périgueux)

Dernier jardin du voyage où le propriétaire Philippe Burey, nous a reçu et durant plus de 2 heures nous a fait découvrir des pièces végétales toute aussi surprenantes que mystérieuses les unes que les autres.

Paysagiste, mais aussi pépiniériste, il a su présenter ses collections de Philadelphus (18 variétés), de lilas (50), de viburnum (20), Daphné, sarcococca, chinomanthes… à travers son jardin. Des cabanes vestiges d’une exposition en 2000 « rêves des cabanes », assurent l’animation des lieux où s’ajoutent des éléments en céramique (feuilles), des jupons en parasol et tunnel textile.

Deux fois par an il organise une exposition-vente de plantes méconnues où chaque exposant est réparti dans le jardin, chaque production devant se faire une « loge » à travers la végétation.

Ce passionné ne pouvant nous abandonner après la visite, continua à parler de plantes et jardin tout au long du repas.

 

Le Parc du Château de la Bourlie

Le château appartient à la famille de Commarque depuis le XIIIème siècle. Au fil des siècles, d’un château de défense, il devint un château-gentilhommière siège d’une exploitation agricole et forestière. Initialement le jardin vivrier et les communs étaient en dehors des murs du château, protégés par 800 m. de fossés.

Au fil de la visite, nous avons pu découvrir des arbres remarquables tels que :

– des ifs créant la chambre du roi, plantés en 1767 (4,2 m. de hauteur et 6,5 m. de large)

– une allée de tilleuls et de charmes plantés au XIIIème siècle (descente vers le village). A ce jour, le plus âgé des tilleuls a 90 ans.

– il existait une allée d’ormes abattus progressivement par les tempêtes (plantés au XVIème siècle). Le bois de ces arbres étaient rose.

– Cèdre bleu, épicea, hêtre de Sibérie, un liriodendron de 90 ans, un marronnier de Hollande.

Un potager fermé par des barrières en châtaignier afin de se protéger des chevreuils.

Une haie fruitière composée de 28 espèces et variétés séparant la partie agricole de la partie jardin.

Une collection de rosiers dont un grand nombre portent le nom d’une impératrice (Joséphine, Marie-Louise, Queen Victoria…). Dans cette partie, la propriétaire nous a donné sa technique de taille. « Les rosiers anciens se taillent comme le rosiers modernes ».

Les rosiers grimpants ‘Laure Davoust’ (rose), ‘Madame Alfred Carrière’, ‘Sourire d’orchidée’… dans la cour intérieure du château, une collection de citronnier dont le plus âgé (1865) dans des poteries de Castelnaudary agrémentent la cour.

En façade sud du château, des massifs de vivaces agrémentent les lieux.

Une propriétaire passionnée avec beaucoup d’idées et de projets, un environnement extraordinaire traversé par la route de Saint Jacques de Compostelle.

Un des derniers jardins de notre périple Périgourdin qui restera dans notre mémoire.

 

Le clou du voyage : la truffière

 

Pour nous mettre l’eau à la bouche, nous vous présentons le menu du déjeuner qui nous a été servi par M. et Mme Monnier :

– Brouillade truffée

– Tortellini truffé au parmesan

– Salade à l’huile et vinaigre balsamique truffés.

– fromage de brebis au miel à la truffe blanche et girolle de tête de moine

– glace au caramel truffé

Un délice !

 

Les jardins de Cadiot

Localisé entre Sarlat et Souillac, dans une vallée encaissée où notre bus à dû suivre des petites routes sinueuses sur un bon nombre de kilomètres.

Les initiateurs de ces jardins, un sculpteur et son épouse passionnée de plantes, ont créé 10 espaces : potager, verger, pivoinerie, labyrinthe, roseraie, jardin de poésie, jardin anglais, jardin sauvage, jardin de buis et les patios à travers une vallée, un coteau, une forêt, d’anciens bâtiments. Sur une surface de 2 ha en 1983, ils ont donné la structure du jardin en plantant arbres et arbustes; ils ont choisi les thèmes des différents jardins suivant la nature du sol et l’exposition. Par exemple le jardin des buis sur rochers et en plein soleil, la roseraie sauvage sur le vallon avec des graminées hautes où l’on a pu sentir le parfum d’un rosier arbustif ‘Gloire de Dijon’ ainsi que ‘Hansa’.

Beaucoup de plantes vivaces à fleurs simples pour garder l’esprit nature et respecter les insectes pollinisateurs et mellifères.

Les jardins ont été conçu pour la nature, le respect et l’équilibre de la faune et de la flore. L’esthétisme est important mais pas primordial.

A travers la forêt, une exposition de sculptures, de pierres originaires de Tengenenge au Zimbabwé, assure le cheminement des lieux. Après vente, une partie des bénéfices repart en Afrique pour aider les jeunes artistes à réaliser leur projet culturel.