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Mardi 7 mai après-midi 

 

  • Jardin botanique tropical de Porto

Le Jardin Botanique Tropical de Porto se trouve à quelques mètres de la tour de Bélem, élégante tour construite au bord du Tage pour défendre le monastère des Jeronimos. Le jardin botanique étendu sur 7 hectares en pleine ville, créé en 1906 par décret royal et au départ dénommé Jardin Colonial.

A l’origine, le jardin faisait 12 hectares mais il en a perdu 6, pour la construction du pont et de la voie rapide passant à proximité. Dès 1895, il est destiné aux étudiants (botanistes, pharmaciens…)

4 tilleuls à l’entrée dont seulement 2 ont résisté aux aléas du temps. Le choix de cette essence est de créer une ambiance de parfum et de calme.

Ce jardin, spectaculaire par sa haie de camélias de 500 m. de long et 138 ans d’âge. Le camélia est le symbole de la ville de Porto et de la vie économique intense à l’époque des exportations et des colonies portugaises à travers le monde.

Des essences très anciennes telles que Araucaria heterophylla (découvert par les espagnols en nouvelle Zélande) dont le bois était utilisé pour les bâteaux, un Populus alba ‘denudata’, des Eucalyptus…

Ce jardin recèle des collections d’arbres s’adaptant au littéral méditerranéen. 430 espèces sont dénommées. Notre groupe a été intéressé par les espèces de Cycas d’Asie et d’Afrique du Sud (surtout le genre Encephalartos, plantes primitives originales par leur couleur glauque).

On y découvre aussi une belle collection de palmiers (jubea, buttia, phoenix). Les palmiers sont atteints par le charançon rouge (Rhynchophorus ferrugineus). La larve détruit la pousse terminale du palmier, ensuite il meurt.

Autres parasites : la pyrale (pseudarenipses insulare) et le Paysandisia archon, un papillon importé d’Argentine dont les chenilles ravagent le coeur des Buttias et Trithrinax.

Dans ce jardin, des traitements sont en cours sur de gros palmiers atteints par ces parasites.

Le serres, construites en 1875, sont abandonnées depuis 10 ans. Auparavant des orchidées étaient la fierté des jardiniers des lieux. A proximité des serres, des plantes succulentes (Cereus, Aloes, Sedum…). Dans les années 1950, les pommiers, poiriers étaient cultivés pour la production de fruits en ces lieux.

Quelques plantes photographiées et appréciées par le groupe :

– le tilleul tombé en février 2013 lors d’une tempête à l’âge de 120 ans.

Raphiolepsis (rosacée à fleur blanche et étamines rouges)

Michelia (Magnoliacées)

Melaleuca linariifolia (ressemblant à un eucalyptus)

– Drageonnier (originaire de Madère – 1419) et sa légende.

Kalmia latifolia (Ericacées résistant à des températures de -20 à -25°C)

 

Dans ce jardin il y a aussi une belle collection de conifères, des ficus, des faux poivriers, avocats, beaucarnea.

La remarque que l’on peut faire sur ce jardin, c’est le manque de personnel, ce qui laisse le jardin négligé.

Samedi 11 mai après-midi

  • Visite des serres Estafa Fria, crées en 1933 dans le parc d’Edouard VII, ayant une superficie de 25 ha.

Elles se trouvent dans une carrière de basalte d’où des niveaux différents, des cheminements et escaliers en pierres noires et la présence d’un lac.

8100 m² de serre froide sous ombrière où une collection de Bégonia Rex, Saxifrage sarmentosa, Ophiopogon japonica, Sellaginelle… assurent les couvres-sol de Fuschia arborescens, Brunfelsia latifolia (Solanacées), Rhododendron et Camélias.

Les Mackaya bella (Acanthacées), arbustes bleu violacé assuraient le spectacle du moment.

Au niveau supérieur, des Monstera deliciosa avec leurs fruits verts, tapissaient les murs, à leur pied, des plantes vertes : aggloema, aspidistra, codiaeum… gigantesques alors qu’en Touraine elles sont en pot de 15 cm de diamètre et d’une hauteur de 50 cm.

La serre chaude depuis 1975, présentent les plantes tropicales et équatoriales.

Une serre de plantes succulentes, opuntia, cereus, crassula.  De superbes Euphorbia splendens (épine du Christ) étaient en fleurs rouge éclatant.

Dans ces serres, la Chine, l’Australie, le Mexique, le Pérou, le Brésil, les Antilles, la Tasmanie… y sont représentées par les végétaux les plus emblématiques de ces pays et régions.

33 personnes travaillent sur le site dont 6 jardinières. La jardinière en chef nous dirigea vers quelques plantes intéressantes mais ils sont trop peu nombreux pour assurer à bien le suivi des végétaux. Beaucoup de problèmes phytosanitaires et pas de pratique de lutte biologique.

  • Visite du jardin botanique d’Ajuda

 

Le jardin botanique, d’une surface de 4 hectares, appartenait à l’état portugais et fut le 1er jardin botanique du Portugal. Ce jardin a été créé avant le tremblement de terre de Lisbonne en 1755 qui  a détruit 80% de la ville. Jardin dans le faubourg de la ville pour la famille royale en 1768. Domingo Vandelli refaçonna le jardin avec une inspiration renaissance et il en fut le 1er directeur. Un palais fut construit sur la partie ouest du jardin mais ne sera jamais terminé (1801-1804 : invasions napoléoniennes).

Ce jardin a une situation unique organisée en 2 terrasses qui surplombent le Tage. Sur la terrasse supérieure, est installée une collection botanique disposée en compartiments géométriques. Plus de 1200 exemplaires réparties sur les 5 continents, rappel des colonies portugaises à travers le monde.

On y trouve un Drageonnier de plus de 300 ans, un Ficus macrophylla, un Schotia afra (légumineuse d’Afrique du sud) qui est maintenue par des étais lui permettant de devenir un parasol végétal de plusieurs mètres d’envergure.

Pour accéder à la terrasse inférieure, un escalier néoclassique avec une fontaine typiquement baroque de 40 becs. Une statue ressemblant à un prince romain représente en fait l’Infante D. José.

La terrasse du bas est un jardin de topiaires avec un parterre de Buxus sempervirens taillés. Au centre des motifs, des boules de Myrtes de 2 à 3 mètres de hauteur et d’envergure. Au centre, un Drageonnier des canaries (Dracaena draco), un Ficus benjamina, un Casuarina torulosa (Casuarinacées) qui n’est pas un gymnosperme mais dont les feuilles ressemblent étrangement à celles d’un pin (adaptation à la sécheresse). Un Grevillea robusta de très grande taille, un Araucaria cunin ghami, Ocotea foetens…

Les Jacaranda mimosifolia sont très présents dans les jardins et les murs sont capitonnés de Bougainvillées, bignone… Quelques plantes à travers le jardin telles que Thumbergia grandiflora, Delosperma, Phlomis de Russel…

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Dimanche 12 mai au matin.

  • Visite du Palais National de Quelus (18ème et 19ème siècle). C’est le château de Versailles portugais.

Les intérieurs du château sont représentés par la galerie des Azulejos, la salle des ambassadeurs, la salle de musique, la salle du trône, la chapelle.

Les jardins d’inspiration à la Française sont caractérisés par les jardins suspendus de Neptune, lac de Néreïde, lac au coquillages, lac des dragons, lac des médailles, jardin neuf ou de Malte avec beaucoup de statues et fontaines, avec le canal des Azulejos. C’est une réplique des jardins de Versailles mais en petit.

Dimanche 12 mai après-midi

  • Visite du Palais et Parc de Montserate

C’est un parcours botanique qui passe par la visite du Palais en milieu de parcours. On découvre des chênes lièges, des houx, des fougères arborescentes, une roseraie, le jardin du Mexique, le jardin du Japon. C’est un paradis et un dépaysement.

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