Voyage Dijon – Florissimo du 20 au 22 mars 2015

 

21 personnes présentes, très dynamiques, qui ont donné le ton de la bonne humeur durant ces 3 jours.

 

Vendredi 20 mars

A 10h30, nous avons aperçu l’éclipse, ensuite le soleil était au rendez-vous avec une température de 18°C.

En début d’après-midi, nous sommes rentrés dans l’exposition de Florissimo au parc des expositions.

Florissimo est un évènement exceptionnel qui a lieu tous les 5 ans à Dijon. C’est 3 ans de travail (projets…), 7 000 m3 de matériaux, un budget de 3 millions d’euros (1,3 millions € pour les aménagements espaces-verts, 400 000 € pour la scénographie). La plupart des gros œuvres et le suivi des végétaux sont assurés par le service espaces verts de Dijon, soit 5 000 heures.

Les gros sujets sont loués : les palmiers à Monaco, les arbres du voyageur, les oliviers.

Les recettes sont pour 85% les entrées d’ou une attente de 200 000 entrées. Les autres 15% sont les locations d’emplacement des exposants.

Mme Pierron reçut un superbe bouquet sur le stand d’art floral suite à un tirage au sort.

1 – Hall 2 : Paradis humide

Les villes de Bourg-en-Bresse, Reims, les confréries Saint Fiacre de Dijon et du Pays de Gray, l’Unep… ont présenté leur décor en particulier la confrérie Saint Fiacre de Dijon avec sa petite serre adossée, ses châssis, ses légumes et fleurs. C’était un spectacle inoubliable.

Hall 2 : Paradis chaud

Les fleuristes de la Côte d’Or ont présenté les agrumes et les plantes tropicales en pots et bouquets.

2 – Hall 1 : Arche de Noé

L’Asie était présentée par les orchidées de Vacherot et Lecouffle.

– le jardin de Luxembourg

– Ville de Dijon et Jardin des Sciences de Dijon

L’Europe était représentée par Gamm-Vert – Groupe Dijon Céréales.

L’Afrique avec la ville de Macon, lycée du Paysage et de l’horticulture de Fayl-Billot et la ville de Chenove avec la représentation du Congo, Tanzanie et Burundi.

Les Amériques avec le Lycée agricole Olivier de Serres de Quetigny, la ville de Nantes et le Creusot (avec toutes les plantes tropicales rapportées des Amériques).

Hall 1 (ilots)

L’Océanie avec le Conservatoire des jardins botaniques de Nancy avec les orchidées de Bornéo, les nymphéas de Taïwan et les fleuristes qui représentaient ce thème.

Les cinq continents qui étaient représentés par un décor spectaculaire, subissaient une symphonie de la lumière sur le végétal.

Bien sur, il y avait des conférences animées par la Société d’Horticulture de Dijon et des associations naturalistes, vente de plantes tropicales et restauration sur place. Ce fut un spectacle inoubliable.

 

Samedi 21 mars matin

Jardin de l’Arquebuse de Dijon

Monsieur Lallemant, responsable du jardin a commenté la visite. Ce jardin a été remanié en 2000. Il appartient au service culturel de la mairie de Dijon. Le service espaces-verts assure la tonte des gazons. L’ensemble du site est en zéro phyto. Les plantes de la région Bourgogne (500 espèces) sont regroupées par écosystèmes (terrains secs et calcaires et rocailleux, terrains humides et terrains acides) dans des plates-bandes délimitées par des buis.

Une autre partie est destinée à la biodiversité (collection d’iris, de narcisses, vignes, petits fruits, légumes anciens). Une petite roseraie complète les collections. Dans la partie arboretum, de beaux arbres de collection : Diospyros kaki, Sequoia sempervirens, Gleditsia triacanthos inermis, Platanus acerifolia… complète la collection. A noter que dans la partie écosystème, un bel Erable de Montpellier (Acer monspessulanum), arbre remarquable qui se distingue.

Une présentation des 5 variétés de cassissier les plus utilisés par les producteurs de cassis : ‘Royal de Naples’, ‘Noir de Bourgogne’ (très productif), ‘Black down’, ‘Burga’ et ‘Andega’, tous très riches en vitamine C et utilisés pour la confiture, les sorbets, la liqueur.

Les buis du site, en très grand nombre, sont sous surveillance vis à vis de l’invasion de la pyrale du buis (Cydalima perspectalis). Les pièges pour détecter les foyers et comptabiliser les individus, les pulvérisations à base de bacillus thuringiensis sur les 3 premiers stades larvaires (5 stades au total) sont efficaces à condition de traiter dès la première apparition. Plus la lutte est faite tôt, plus on limite les générations suivantes. Des implantations de nids d’hirondelles pour installer ces oiseaux à proximité des buis attaqués limite les invasions. Il serait dit qu’une quantité de 20 nids / ha serait nécessaire. La lutte contre les 2 maladies cryptogamiques du buis semble plus difficile.

Le Cylindrocladium buxicola sous forme de sclérote, peut rester 10 ans dans le sol.

Il existe 2 souches G1 et G2. C’est la souche G1 qui est la plus virulente en France à 90%.

Les luttes préventives sont les plus efficaces à 70% :

– aspirer toutes les feuilles

– supprimer les tailles sinon n’en faire qu’une en septembre

– pas de cordeau lors de la taille limitant ainsi la taille sévère et donc le stress

– Désinfecter les outils de taille

– Limiter la hauteur des buis pour sécher tiges et feuilles

– Limiter la largeur (15 cm et non 30 cm)

– Diviser les buis (alignement de bordure) tous les 5 ans

Le choix des cultivars est primordial. ‘Ingrid’ est porteur de la maladie mais sans évolution de celle-ci. ‘Château’ est très sensible.

La visite se termina par la découverte de l’herbier.

 

Samedi 21 mars après-midi

L’exploitation horticole de Monsieur Jean-Marie Aubry – 4 rue du Moulin Bernard à Dijon

exploitation horticole de 1 ha de serres en verre avec quelques tunnels et 5 000 m² de plate forme de culture enclavée dans une zone résidentielle et commerciale.

Cette exploitation transmise de père en fils, qui a 48 ans, dirige 4 personnes où s’ajoutent 2 saisonniers de mai à juin ainsi que 2 apprentis.

Dijon est un territoire qui comptait de nombreux maraichers (il n’en existe plus aujourd’hui), ainsi que des horticulteurs dont il subsiste une petite dizaine sur Dijon et ses alentours.

L’exploitation Aubry, de part sa situation, vend aux particuliers directement à l’exploitation, vend aux hypermarchés avec gestion du rayon frais des plantes et en gros avec les collectivités.

Sa production (70% des plantes) est répartie en :

– 60 000 primevères des jardins

– 150 000 pensées

– 25 000 chrysanthèmes

– 5 000 bruyères

– 5 000 santolines

– 6 000 suspensions

ainsi que des géraniums lierres, tomates, salades…

30% du reste de plantes proposées sont en achat revente (plantes vertes, hortensias…).

Une passion de produire des végétaux mais un désespoir d voir les communes supprimer les chrysanthèmes et plantes bisannuelles.

Un souci pour acquérir des moyens techniques pour réduire le temps de travail et de main d’œuvre. Peu d’entraide et de mise en commun de matériel entre horticulteurs.

L’avenir de l’horticulture en France.

 

Le service des espaces verts de Dijon

Le service espaces verts de Dijon, dirigé par Monsieur Jacques Midler fut notre guide à travers les serres municipales.

Les espaces verts dijonnais ce sont 750 ha dont 400 ha d’espaces naturels périurbains (soit 52 m² d’espaces verts par habitants), 180 personnes (1 jardinier pour 3.5 ha), 900 jardins familiaux.

Depuis quelques années l’objectif municipal est la mise en place de la gestion différenciée avec une volonté d’intensifier et de préserver la biodiversité dans la ville (pied d’arbre, pied de mur…) avec une volonté que les riverains s’approprient ces espaces à proximité de leur propriété.

Le zéro phyto depuis 5 ans dans les parcs et les promenades avec l’objectif de l’étendre aux parties publiques (places et voiries) en 2016.

Le patrimoine arboré compte 13 000 arbres, des milliers d’arbustes et de plus en plus de vivaces.

Le fleurissement , ville 4 fleurs, est réorganisé…………………………… dans les espaces, parcs et promenades avec une réduction (de quoi?) aux pourtours des axes de circulation. Initialement, 500 000 plantes produites, à ce jour 350 000 et sans doute encore des diminutions dans les années futures. Les projet est de remplacer les plantes saisonnières par des plantes vivaces et des graminées, d’intensifier les prairies fleuries par des bandes de bulbes. A ce jour, le fleurissement a un coût de 7 euro / habitant.

L’arrivée du tramway à Dijon a modifié le paysage urbain. Deux lignes crées en même temps avec une priorité pour les piétons et vélos réduisant de ce fait les chaussées. Le tramway c’est 20 km de voirie avec 90% de la surface végétalisée en pelouse.

Le tramway, la gestion différenciée, le zéro phyto ont imposé une réorganisation dans les équipes d’intervention d’espaces verts :

600 points d’interventions pour les équipes sectorisées à travers la ville, composées de 10 à 12 personnes. Le tramway et la gestion différenciée ont généré une externalisation de l’entretien des espaces verts par des entreprises privées.

Le service production

La pépinière n’existe plus. 6 000 m² de serres en verre. 12 jardiniers produisant 350 000 plantes à massif bisannuelles et annuelles, 300 chrysanthèmes cascades (production en très nette diminution).

Les serres sont en Production Biologique Intégrée (P.B.I.) depuis 10 ans. C’est-à-dire qu’aucun produit phytopharmaceutique, sauf en cas de graves attaques, mais avec des produits adaptés.

Une cuve récupératrice d’eau de pluie permet d’être autonome en eau. Les tablettes de production mobile sont en subirrigation, c’est-à-dire qu’elles sont inondées afin d’arroser les plantes par capillarité à partir du fond des pots. L’excès d’eau est récupérée, filtrée, désinfectée pour une réutilisation.

Le chauffage au fuel (200 000 l/an) va être remplacé par un chauffage issu de la biomasse.

Le projet des serres :

– produire des vivaces et graminées nécessaires aux services.

– accentuer la production de plants maraichers pour les jardins familiaux et les animations.

– peut être produire pour les petites communes.

Depuis le 1er janvier 2015, création d’un service d’exploitation dans la communauté urbaine composée de 25 communes. 4 branches : voirie – propreté – électricité – espaces verts.

 

Dimanche 22 mars

Parc du Moulin à Tan. Situé à la lisière Sud de la ville de Sens.

En 1985, la ville acquiert 7 ha de terrain situé entre 2 rivières. La Vanne et la Lingue. Le responsable des espaces verts dessine le tracé selon le principe du paysagiste Edouard André avec des allées circulaires. En 2000, les serres tropicales sont construites avec l’acquisition de terrains supplémentaires, ce qui porte à 15 ha aujourd’hui seront protées à 26 ha à terme.

Le service des espaces verts emploie 36 jardiniers pour 200 ha d’espaces verts, 1 animatrice des espaces verts pour le public et les scolaires a été recrutée.

Le Moulin à tan

Tirant son nom de l’ancien moulin installé sur la Vanne ou était extrait le tanin des écorces d’arbres.

L’arboretum, mares et zones humides

Les conifères de zones humides (cyprès chauves) ont été plantés ainsi qu’un nombre impressionnant de taxons d’arbres exotiques employés dans les arboretum. Des plantations de bulbes ont été réalisés sur les pelouses (narcisses botaniques).

Les serres de collection de 600 m² abritent des collections de plantes. Cactées et plantes succulentes, plantes tropicales, broméliacées et orchidées. Les serres sont ouvertes au public tous les jours de 14h30 à 17h.

L’espace animalier

D’un côté on peut voir des cygnes, canards et faisans, de l’autre côté, des chèvres et des ânes qui font l’agrément des enfants.

La plaine de jeux

Composé de plusieurs aires de jeux et d’un terrain de foot, les enfants viennent se divertir sous l’œil vigilant des parents.

La roseraie

Elle constitue une collection de références sur les différentes espèces et formes de rosiers. Le roseraie compte 162 taxons dont 98  arbustifs, 40 variétés anciennes, 19 espèces botaniques et 5 rosiers lianes.

Observation de la faune

5 milieux naturels ont été délimités pour observer oiseaux, papillons, insectes et grenouilles. Un cheval cantonnier a été recruté comme cheval de trait pour le service des espaces verts.