Pour être dénommées comme telles, les plantes invasives doivent être introduites par l’homme, puis se naturaliser, puis être capables de se multiplier et donc de proliférer et enfin, être impactantes au niveau sanitaire, économique et écologique.

Une liste d’alerte est établie en classant les plantes du rang 0 au rang 5.

Les espèces exotiques envahissantes constituent l’une des cinq causes d’érosion de la biodiversité. 41 plantes sont dorénavant classées invasives en Centre-Val de Loire. L’Observatoire de l’agence de la biodiversité met à jour ses deux indicateurs de suivi des espèces végétales exotiques envahissantes avec les chiffres de 2022.

Le groupe de travail plantes invasives

Co-piloté par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien et le Conservatoire d’espaces naturels de la région Centre, le groupe de travail plantes invasives en région Centre a pour but d’approfondir les connaissances sur ces espèces et d’apporter des conseils aux propriétaires et gestionnaires confrontés à des invasions biologiques sur leur territoire.

http://www.cen-centre.org/groupe-plantes-invasives/

Contact : helene.gervais@cen-centre.org

 

L’Ambroisie à feuille d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L.)

lien vers le Site référence FREDON

lien vers le Flyer Ambroisie

Reportages TV récents auxquels Samuel Monnier du RNSA était invité : 

Reportage Arte  (à écouter à 20min la partie sur l’ambroisie)

Reportage France 3 (à écouter les 14 premières minutes pour la partie sur l’ambroisie)

La Grande Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)

La Berce Géante du Caucase est une plante vivace herbacée qui se développe pendant 3 à 5 ans avant de mourir. Un pied donne une inflorescence gigantesque en été. L’inflorescence en ombelle peut fournir 20 000 graines dont 50% peuvent germer donc donner un pied.
Plante très prolifère, elle peut rentrer en compétition avec la flore locale et nuire au développement des autres plantes. On la dit invasive.
Pour enrayer le fléau :
– arracher
– sectionner la racine à 10 cm minimum en dessous de la surface du sol entre avril et juin (avant la floraison)
– couper et ramasser les inflorescences
– faucher les plantes 2 à 3 fois / an pour les épuiser
– développer l’éco-pâturage sur des jeunes plants sinon risque de brûlure pour les animaux (temps de pâturage court et animaux à peau sombre et museau poilu)
– poser un géotextile
– travailler le sol sur 20 cm de profondeur au moins
– planter des végétaux à croissance rapide dont des graminées prairiales
Malgré les intérêts mellifères et ornementaux, ne pas l’installer et réduire son évolution.
Attention aux brûlures de la peau (toxines, le phénomène s’accentuant avec le soleil). Porter gant et combinaison.

Lien vers le site Centre de Ressources E E E

Espèces invasives courantes : l'ailanthe (Ailanthus allissima) et la jussie (Ludwigia grandiflora)

L’ailanthe à un impact économique, dégâts sur les constructions (maisons, routes,…).

La jussie à un impact écologique avec la fermeture des milieux aquatiques avec disparitions des poissons.

Ailanthe
Jussie
Jussie

Trois espèces potentiellement invasives : l'amarante, l'érigéron, le buddléia.

Amarante
Amarante
Erigeron
Erigéron ou vergerette
Buddléia

La règle dite des 3 X 10, élaborée par Williamson (1996) prédit que sur 1000 espèces introduites, 10 se maintiennent et 1 devient envahissante, menaçant alors la flore indigène et induisant des changements dans les écosystèmes.)

En France 59 espèces sont classées invasives .

Quelques autres plantes invasives :

– Renouée du Japon (Fallopia japonica ou Reynoutria japonica) : racines de 2m. de profondeur.

– Balsamine de l’Hymalaya (Impatriens glandulifera) : 2m. de hauteur.

– Herbe de la Pampa (Cortaderia selloana) : vit en milieu perturbé, fabrique 10 millions de graines).

– Raisin d’Amérique (Phytolacca americana)

– Amaranthus hybridus et retroflexus : 80 000 graines par pied.

– Solidago canadensis

– Aster novae-belgii.

-Le robinier faux acacia est de rang 5 (catégorie des plantes avérées invasives).

Les techniques pour réduire leur évolution et invasion :

– arrachage manuel

– arrachage mécanique

– fauchage répété (10 fois par an pendant 5 à 7 ans)

– concurrence végétale

– pose de géotextile

La gestion des déchets est indispensable :

– ne rien laisser sur place.

– broyage très fin, mis en andain avec des températures supérieur à 60 °C pendant 4 jours.

– incinération (sous réglementation).

– épandage dans les champs agricoles (pour les plantes invasives aquatiques telles que l’élodée, la jussie).

– méthanisation (coût trop élevé).

– pas de dépôt en déchetterie.

Limiter la commercialisation par  la réglementation !