Les morsures de vipère

 

Les morsures de vipères

 

Lors de l’ouverture de la « bouche », les crochets se positionnent automatiquement prêts pour injecter le venin.
Cependant, la vipère contrôle la quantité de venin injecté et jusque 50% des morsures de défense sont “blanches”, c’est à dire sans injection de venin.

Que faire en cas de morsure ?

Il faut autant que possible rester calme :

Les éventuels symptômes généraux apparaissent en plusieurs heures, ce qui laisse toujours le temps de s’organiser pour se rendre à l’hôpital.
50% des morsures sont des morsures d’intimidation sans injection de venin.
Pour autant, mieux vaut prendre ses précautions et se rendre au service hospitalier le plus proche, ne serait-ce que pour un suivi.
Symptomatologie

Absente : marque de crochets mais ni œdème, ni réaction locale
Minime : œdème local sans signes généraux
Modérée : œdème régional et/ou signes généraux peu intenses, hypotension passagère, vomissements, diarrhée…
Grave : œdème extensif atteignant le tronc et/ou signes généraux sévères, hypotension prolongée, choc, hémorragies…
A FAIRE :

• désinfecter la plaie (laver à l’eau, au savon de Marseille ou mieux avec un antiseptique)
• ôter les bagues, les montres et tout ce qui peut serrer,
• couvrir le membre mordu d’une bande Velpeau pas trop serrée,
• immobiliser le membre atteint et mettre la victime au repos en position latérale de sécurité, au calme,
• organiser le transport vers un hôpital,
• un anti douleur type paracétamol peut être administré si nécessaire.

 

A NE PAS FAIRE :

• sucer la morsure, la brûler, l’inciser, mettre un garrot,
• capturer le serpent pour identification est parfaitement inutile
(+ prise de risque supplémentaire !)
• contrairement aux indications anciennes, ne pas injecter sur place de sérum anti-venin, ni de corticoïdes ou héparine sous cutané (jusque 10% de complications bien plus graves que la morsure)
. l’utilisation d’un aspi venin (petite pompe d’aspiration) n’a jamais démontré son efficacité mais pourrait avoir un effet psychologique favorable ?

 

Dr Alain Roullier.